Prendre soin de son cerveau avec les nootropiques

Vous prenez sûrement soin de votre foie avec une détox de temps à autres, vous chouchoutez probablement votre peau avec des gommages et autres produits de beauté, mais pensez-vous à votre cerveau ?

C’est dommage, d’autant plus que le cerveau consomme à lui seul 20% de l’oxygène respiré et 20% de l’énergie alimentaire !

Alors introduisons sans plus tarder les nootropiques

Pour la petite histoire

Le terme nootropique renvoie aux termes grecques noos (esprit) et tropos (être attiré vers, se dirigers vers).

Cette mode des nootropiques en France nous vient tout droit des pays anglophones où les fans de biohaking se sont emparés du sujet : Canada, États-Unis et Australie. Pour la petite histoire, dans ces pays, la pression pour rentrer dans de grandes écoles était telle que les étudiants se sont mis à détourner des médicaments pour en faire un usage nootropique et réussir leurs examens d’entrée.

L’industrie pharmaceutique y a alors vu une belle opportunité ( le marché était déjà évalué à 4 milliards de dollars en 2020) et s’est intéressée de près au sujet. Elle y a constaté que de nombreuses substances naturelles existaient déjà, qui respectaient le cerveau sans procurer d’addiction, d’où le terme anglais de « smart drugs » ( NB : drugs en référence aux médicaments, et non aux drogues)

À quoi sert un nootropique?

Un nootropique est une substance qui booste le cerveau, qui lui permet de mieux fonctionner même en cas de grosse fatigue ou de stress chronique.

C’est une manière de booster ses capacités cognitives d’une manière sécuritaire et cela permet en prime d’aider le cerveau à se régénérer.

Une substance nootropique peut être naturelle comme artificielle. Elle peut être issue d’une plante comme de la chimie (médicaments).

Sans le savoir, vous en consommez tous les jours, car la caféine, le chocolat, la nicotine sont des nootropiques : ce sont des stimulants cérébraux. Par exemple, la caféine va stimuler la zone dopaminergique qui maintient l’éveil et qui nous met en alerte sur tout ce qu’il se passe autour de nous. Et bonus pour le thé vert qui combine caféine et L-théanine, un acide aminé  qui limite les impacts négatifs de la caféine et qui stimule sur la durée.

 On pourrait même aller plus loin en concluant que la cocaïne est aussi un nootropique. Mais rassurez-vous, les nootropiques que vous trouvez dans le commerce respectent la législation et l’on parle de doses nutritionnelles et non pharmacologiques. Comme tous compléments, ils ont pour but de rééquilibrer les apports du cerveau pour arriver à un niveau de normalité.

À qui peuvent-ils profiter?

Cours, Examens, deadlines importantes au boulot, entretiens d’embauche… Notre vie quotidienne est dirigée par le stress et cela peut impacter nos capacités mentales.

Les nootropiques s’adressent à tous types de personnes qui expérimentent une sorte de « brain fog » ( cette sensation de brouillard mental).

En particulier :

  • Les étudiants qui expérimentent le stress des exams régulièrement
  • Les jeunes adultes qui commencent leur vie active
  • Les personnes de 45-55 ans qui souhaitent prévenir le déclin cognitif

Rappelons que l’on perd de la masse cérébrale dès 20 ans, autant agir en prévention !

Enfin, les nootropiques agissent de différentes manières sur le cerveau selon leur source: concentration, vigilance, motivation, humeur, résistance au stress, et relaxation. Reste à bien les choisir.

Quels nootropiques?

Il en existe une multitude, d’ailleurs les adaptogènes sont une sous-famille des nootropiques qui agissent justement sur la résistance au stress, avec d’autres familles comme les racétams et les stimulants.

Parmi mes préférés, l’on retrouve :

  • La rhodiola rosea : qui agit à la fois sur le physique mais aussi sur le mental. Elle sera parfaite en prévention d’une période chargée en examens, ou une période qui demande apprentissage et production intense. Elle aide à avoir l’esprit clair
  • L’ ashwagandha, idéale pour les sportifs en proie à de meilleures performances et les personnes souffrant de fatigue physique, et de difficultés à s’endormir
  • La choline/citicholine : la choline est un précurseur de l’acétylcholine, notre neurotransmetteur de la mémoire et de la concentration. Elle est multi-fonction : elle sert à la détox du foie par exemple mais a également un rôle à jouer dans  l’activité cérébrale. La citicholine va pénétrer  plus directement dans le cerveau que la choline, et est disponible en complément.
  • Le griffonia vous aider à refaire le plein de sérotonine grâce à sa teneur en 5-http (hydroxytryptophane). J’en parlerai dans mon futur ebook sur le sucre car le manque de sérotonine, votre « hormone du bonheur », vous donne envie de sucre, et particulièrement en fin d’après-midi. En cas de stress, la production de sérotonine est ralentie et amène à ces compulsions sucrées.

Le ginseng, le ginkgo biloba sont d’autres nootropiques que vous connaissez sûrement.

Mais avant toute chose

Passeriez-vous les vitesses de votre voiture avant de lui mettre de l’essence ? Et bien non, et c’est la même chose avec les nootropiques.

Avant de booster le cerveau, il faut lui donner de quoi fonctionner.

N’oublions pas que le cerveau est l’organe qui consomme le plus de calories

Alors que lui donner ?

Des aliments riches en :

  • Magnésium, que le corps utilise pour de multiples fonctions : détoxification, énergie, mémoire et gestion du stress. Le stress (chronique) est l’ennemi numéro 1 du cerveau, ne l’oublions pas !
  • Vitamines B : elles sont indispensables à la bonne humeur, à l’énergie, à la bonne mémorisation et -bonus- à de beaux ongles et cheveux. Beaucoup de personnes surutilisent leurs vitamines B, en partie à cause du stress
  • Oméga 3 : 20 à 30% du cerveau est constitué d’oméga 3, ces derniers permettent de favoriser l’influx nerveux et d’optimiser son fonctionnement. Il faut « graisser » la machine !
  • Protéines, car faire le plein d’acides aminés est primordial, d’où l’importance de bien se renseigner lorsque l’on débute un régime vegan/végétalien
  • Choline : que l’on retrouve dans le poulet, les œufs ( jaunes), les végétaux gras ( noix, noisettes, amandes..) et dans la lécithine
  • Fer et zinc : qui permettent une bonne communication intercellulaire au niveau du cerveau et ont un effet neuroprotecteur
  • Et bien sûr, des antioxydants avec fruits et légumes pour prévenir le vieillissement du cerveau, car les radicaux libres s’attaquent à l’ensemble de notre organisme !